Comment devenir micro-entrepreneur (auto-entrepreneur) en France

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Dernière vérification : octobre 2026 — Sources : autoentrepreneur.urssaf.fr, Service-Public.fr

Le régime de micro-entrepreneur (anciennement auto-entrepreneur) est la façon la plus simple et la plus rapide de se mettre à son compte en France. Il permet de facturer légalement, de payer des cotisations proportionnelles à vos recettes réelles et de bénéficier d’un régime fiscal simplifié.

Qui peut devenir micro-entrepreneur ?

  • Toute personne majeure (ou mineur émancipé).
  • Citoyens de l’UE : accès libre, sans conditions supplémentaires.
  • Ressortissants hors UE : vous devez disposer d’un titre de séjour autorisant une activité indépendante.
  • Compatible avec un emploi salarié (sauf certaines restrictions contractuelles ou professionnelles).

Plafonds de chiffre d’affaires en 2026

Type d’activitéPlafond annuel de CA
Vente de marchandises (achat-revente)203 100 €
Prestations de services (BIC)83 600 €
Professions libérales (BNC)83 600 €
Seuils en vigueur en 2026. Si vous les dépassez deux années consécutives, vous basculez au régime réel d’imposition.

Comment s’inscrire

  1. Rendez-vous sur formalites.entreprises.gouv.fr (guichet unique).
  2. Remplissez le formulaire avec vos données personnelles, votre activité et votre adresse.
  3. Vous recevrez votre numéro SIRET sous quelques jours (parfois quelques semaines). C’est votre identifiant d’entreprise.
  4. Créez votre compte sur autoentrepreneur.urssaf.fr pour déclarer et payer vos cotisations.

L’inscription est gratuite. Si quelqu’un vous facture l’inscription, méfiez-vous : c’est un service dont vous n’avez pas besoin.

Cotisations sociales

En tant que micro-entrepreneur, vous payez des cotisations sociales proportionnelles à votre chiffre d’affaires réel. Si votre chiffre d’affaires encaissé est de 0 €, vous ne devez en principe aucune cotisation sociale proportionnelle à ce chiffre d’affaires. Exception : l’option pour des cotisations minimales. D’autres obligations ou impôts, notamment la CFE lorsque vous y êtes assujetti, peuvent subsister.

Type d’activitéTaux de cotisation
Vente de marchandises12,3 %
Prestations de services (BIC)21,2 %
Professions libérales (CIPAV)23,2 %
Professions libérales (régime général / BNC)25,6 %
Taux de cotisation sociale 2026 (incluent maladie, retraite, invalidité et CSG/CRDS). Hors contribution à la formation professionnelle (CFP : 0,1 % pour la vente ou 0,2 % pour les services/libéraux), facturée séparément.

Vous devez déclarer votre chiffre d’affaires chaque mois ou chaque trimestre (vous choisissez la fréquence lors de l’inscription), même s’il est nul.

Fiscalité

  • Versement libératoire : option permettant de payer l’impôt sur le revenu sous forme de pourcentage fixe sur le CA (1 %, 1,7 % ou 2,2 % selon l’activité), en même temps que les cotisations. Disponible uniquement si votre revenu fiscal de référence de l’année précédente est inférieur à un certain seuil.
  • Régime classique : si vous n’optez pas pour le versement libératoire, vous déclarez vos revenus dans la déclaration annuelle d’impôt sur le revenu avec un abattement forfaitaire (71 %, 50 % ou 34 % selon l’activité).
  • TVA : vous êtes exonéré tant que vous ne dépassez pas certains seuils de CA. Si vous êtes en franchise de TVA, vous devez indiquer la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI » sur vos factures.

Obligations principales

  • Émettre des factures conformes à la réglementation française.
  • Tenir un livre des recettes.
  • Déclarer votre chiffre d’affaires dans les délais impartis.
  • Vérifier votre situation au regard de la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) : l’année de création est exonérée et d’autres exonérations peuvent s’appliquer, notamment si le chiffre d’affaires de référence ne dépasse pas 5 000 €. La déclaration initiale de CFE peut rester nécessaire même en cas d’exonération.
  • Ouvrir un compte bancaire dédié si vous facturez plus de 10 000 € par an pendant deux années consécutives.

Sources officielles


Les taux et seuils indiqués sont donnés à titre indicatif et sont révisés périodiquement. Consultez le portail officiel de l’URSSAF ou un expert-comptable pour confirmer les chiffres applicables à votre situation.

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