Catégorie : Travail et emploi

  • Arrêts maladie et congés en France : maladie, maternité, paternité et événements familiaux

    Dernière vérification : octobre 2026 — Sources : Service-Public.fr, Ameli.fr, Légifrance

    Salarié en France, vous avez droit à plusieurs types d’arrêts et de congés rémunérés : arrêt maladie, congé de maternité, congé de paternité et congés pour événements familiaux. Ce guide détaille les conditions, les indemnités et les droits spécifiques des travailleurs étrangers en 2026.

    Arrêt maladie

    Nouvelles limites de prescription depuis septembre 2026

    Depuis le 1er septembre 2026, la durée d’une prescription initiale d’arrêt maladie est normalement limitée à 31 jours et celle de chaque prolongation à 62 jours. Le professionnel de santé peut déroger à ces limites en motivant médicalement une durée supérieure. Ces plafonds portent sur chaque prescription, et non sur la durée totale possible de l’arrêt. Consultez l’explication officielle de l’Assurance Maladie.

    Conditions d’ouverture des droits aux IJ

    • Arrêt de moins de 6 mois : avoir travaillé au moins 150 heures dans les 3 mois précédents, ou avoir cotisé sur un salaire d’au moins 1 015 fois le SMIC horaire dans les 6 mois précédents.
    • Arrêt de plus de 6 mois : être affilié depuis au moins 12 mois et avoir travaillé au moins 600 heures dans les 12 mois précédents (ou cotisé sur 2 030 fois le SMIC horaire).
    • Transmettre l’avis d’arrêt à la CPAM dans les 48 heures.

    Calcul des indemnités journalières (IJ)

    • Formule : 50 % du salaire journalier de base.
    • Salaire journalier de base : total des 3 derniers salaires bruts ÷ 91,25.
    • Plafond du salaire retenu : 1,4 fois le SMIC mensuel, soit 2 613,82 € brut/mois (à compter du 1er juillet 2026).
    • IJ maximale : 42,97 € brut/jour.

    Délai de carence et durée

    • Carence : 3 jours par arrêt. Pas de carence si la reprise entre deux arrêts n’a pas dépassé 48 heures, ni en cas d’ALD (affection de longue durée).
    • Durée maximale : 12 mois sur une période de 3 ans consécutifs. Pour une ALD : jusqu’à 3 ans.
    • Les IJ sont versées pour chaque jour calendaire, y compris les week-ends et jours fériés.

    Indemnités complémentaires de l’employeur

    L’employeur doit compléter les IJ si le salarié a au moins 1 an d’ancienneté :

    • Carence employeur : 7 jours (versement à partir du 8e jour). En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, dès le 1er jour.
    • Première moitié de la période : 90 % du salaire brut.
    • Seconde moitié : 66,66 % du salaire brut.
    AnciennetéDurée maximale du complément
    1 à 5 ans60 jours (30 + 30)
    6 à 10 ans80 jours (40 + 40)
    11 à 15 ans100 jours (50 + 50)
    16 à 20 ans120 jours (60 + 60)
    21 à 25 ans140 jours (70 + 70)
    26 à 30 ans160 jours (80 + 80)
    31 ans et plus180 jours (90 + 90)

    La convention collective peut prévoir des conditions plus favorables, comme le maintien intégral du salaire.

    Congé de maternité

    SituationPrénatalPostnatalTotal
    1er ou 2e enfant6 semaines10 semaines16 semaines
    3e enfant ou plus8 semaines18 semaines26 semaines
    Jumeaux12 semaines22 semaines34 semaines
    Triplés ou plus24 semaines22 semaines46 semaines
    • Indemnité : IJ égales à 79 % du salaire journalier de base (abattement forfaitaire de 21 %).
    • Plafond salarial : plafond mensuel de la Sécurité sociale : 4 005 € brut/mois en 2026.
    • IJ maximale : 104,02 € brut/jour.
    • IJ minimale : 11,12 €/jour.
    • Aucun délai de carence.
    • Condition : au moins 150 heures travaillées dans les 3 mois précédents et numéro de Sécurité sociale depuis au moins 6 mois.

    Congé de paternité et d’accueil de l’enfant

    • Congé de naissance : 3 jours ouvrables, rémunérés par l’employeur.
    • Congé de paternité : 25 jours calendaires (naissance simple) ou 32 jours (naissance multiple).
    • Période obligatoire : 4 jours calendaires immédiatement après le congé de naissance.
    • Période facultative : 21 jours (ou 28), fractionnables en 2 périodes de 5 jours minimum, à prendre dans les 6 mois suivant la naissance.
    • Indemnité : IJ à 79 % du salaire journalier de base (même formule que la maternité). Maximum : 104,02 € brut/jour.
    • L’employeur ne peut pas refuser le congé si le salarié l’informe au moins 1 mois à l’avance.

    Congé supplémentaire de naissance (depuis juillet 2026)

    Depuis le 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance complète les congés de maternité, de paternité et d’adoption, sans les remplacer. Sous réserve des conditions d’ouverture du droit, chaque parent peut bénéficier d’un ou de deux mois. L’indemnisation correspond à 70 % du salaire net de référence pour le premier mois et 60 % pour le second, dans la limite des plafonds applicables. Le dispositif peut concerner les enfants nés depuis le 1er janvier 2026 ; les délais de prise et de prévenance dépendent de la situation. Consultez Service-Public.

    Congés pour événements familiaux

    Le Code du travail accorde des congés rémunérés pour certains événements familiaux, sans condition d’ancienneté :

    ÉvénementJours (minimum légal)
    Mariage ou PACS du salarié4 jours ouvrables
    Mariage d’un enfant1 jour ouvrable
    Naissance ou accueil d’un enfant3 jours ouvrables
    Décès du conjoint, partenaire de PACS ou concubin3 jours ouvrables
    Décès du père, de la mère, d’un beau-parent, d’un frère ou d’une sœur3 jours ouvrables
    Décès d’un enfant12 jours ouvrables (14 si moins de 25 ans)
    Annonce du handicap, d’une pathologie chronique nécessitant un apprentissage thérapeutique ou d’un cancer d’un enfant10 jours ouvrables depuis le 14 juin 2026. Voir Service-Public.

    En cas de décès d’un enfant de moins de 25 ans, un congé de deuil de 8 jours supplémentaires s’ajoute. La convention collective peut prévoir des durées plus favorables.

    Congé pour enfant malade

    • 3 jours par an si l’enfant a moins de 16 ans.
    • 5 jours par an si l’enfant a moins d’1 an, ou si le salarié a 3 enfants ou plus de moins de 16 ans.
    • Non rémunéré selon la loi (la convention collective peut prévoir le maintien du salaire).
    • Sans condition d’ancienneté. Un certificat médical est requis.

    Droits des travailleurs étrangers

    Tous ces droits s’appliquent de la même manière aux travailleurs étrangers cotisant au régime général de la Sécurité sociale française, quelle que soit leur nationalité.

    Citoyens de l’UE/EEE/Suisse

    • Mêmes droits que les travailleurs français, sans titre de séjour requis.
    • Les périodes cotisées dans un autre État membre peuvent être prises en compte pour remplir les conditions d’affiliation.

    Ressortissants de pays tiers

    • Un titre de séjour autorisant à travailler est nécessaire.
    • Un arrêt maladie ne constitue pas un motif de retrait du titre de séjour.
    • Attention au renouvellement : si le titre expire pendant un arrêt prolongé, il convient de demander le renouvellement avec un délai suffisant auprès de la préfecture.

    Guides connexes

    Sources officielles


    Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Les conditions peuvent évoluer. Consultez les sources officielles ou un professionnel pour votre situation personnelle.

  • Chômage en France : France Travail, ARE, inscription et droits des étrangers

    Dernière vérification : octobre 2026 — Sources : Unédic, France Travail, Service-Public.fr

    En cas de perte d’emploi en France, le système d’assurance chômage vous permet de percevoir une allocation (allocation d’aide au retour à l’emploi ou ARE) pendant votre recherche d’emploi. Ce guide explique comment s’inscrire à France Travail, les conditions d’éligibilité, le calcul et la durée de l’ARE, et les droits spécifiques des travailleurs étrangers en 2026.

    Qu’est-ce que France Travail ?

    France Travail (anciennement Pôle emploi) est le service public de l’emploi en France. Il assure l’inscription des demandeurs d’emploi, le versement de l’ARE, l’accès à la formation professionnelle et l’accompagnement dans la recherche d’emploi. L’inscription se fait en ligne sur francetravail.fr.

    Conditions d’éligibilité à l’ARE

    • Privation involontaire d’emploi : licenciement (toute cause), rupture conventionnelle ou fin de CDD non renouvelé. La démission simple n’ouvre pas droit à l’ARE, sauf cas de démission légitime.
    • Durée minimale d’affiliation : avoir travaillé au moins 130 jours (ou 910 heures), soit environ 6 mois, au cours des 24 derniers mois (36 mois si vous avez 55 ans ou plus).
    • Inscription à France Travail : dans les 12 mois suivant la fin du contrat.
    • Résider en France au moment de la demande.
    • Aptitude physique à exercer un emploi.
    • Ne pas avoir atteint l’âge légal de la retraite avec les trimestres suffisants.
    • Recherche active d’emploi : actualisation mensuelle obligatoire.

    Nouveautés 2026 : conditions des primo-entrants

    Depuis le 1er avril 2026, les demandeurs d’emploi primo-entrants (qui n’ont jamais été indemnisés au titre du chômage, ou pas depuis plus de 20 ans) peuvent ouvrir des droits après 5 mois de travail, soit 108 jours ou 758 heures, sur la période de référence applicable. Cette exception déroge à la règle générale des six mois. Source : Service-Public.fr.

    Calcul du montant de l’ARE

    L’ARE est calculée à partir du salaire journalier de référence (SJR) : la moyenne quotidienne des salaires bruts des 24 derniers mois (ou 36 mois pour les 55 ans et plus).

    Salaire brut mensuelCalcul de l’allocation journalière
    Inférieur à 1 303,05 €75 % du salaire brut
    1 303,05 € à 1 426,72 €Minimum de 32,13 €/jour
    1 426,72 € à 2 415,01 €40,4 % du SJR + 13,18 €/jour
    2 415,01 € à 15 700 €57 % du SJR
    • Minimum journalier : 32,13 € bruts (valeur juillet 2025).
    • L’allocation ne peut dépasser 75 % du SJR.
    • Des prélèvements de CSG (6,2 %) et CRDS (0,5 %) s’appliquent lorsque l’ARE journalière dépasse 61 €.

    Durée de l’ARE

    La durée maximale dépend de l’âge à la fin du contrat et du nombre de jours travaillés. Un coefficient de 0,75 s’applique aux contrats terminés à partir du 1er février 2023 :

    Âge à la fin du contratDurée minimaleDurée maximale
    Moins de 55 ans182 jours (6 mois)548 jours (18 mois)
    55-56 ans182 jours685 jours (22,5 mois)
    57 ans et plus182 jours822 jours (27 mois)

    Attention en cas de rupture conventionnelle individuelle : pour les contrats effectivement rompus à compter du 1er septembre 2026, la durée maximale en France métropolitaine est de 15 mois avant 55 ans et de 20,5 mois à partir de 55 ans. Le tableau général ci-dessus ne tient pas compte de cette exception ; des règles spécifiques existent en outre-mer. Source : Service-Public.fr.

    Dégressivité

    Pour les bénéficiaires de moins de 55 ans dont l’ARE journalière dépasse 92,57 €, l’allocation est réduite de 30 % à partir du 7e mois. Le montant réduit ne peut descendre en dessous de 92,57 €/jour. La formation dans le cadre du contrat de recherche d’emploi suspend le décompte.

    Délais d’attente avant le premier versement

    • Différé congés payés : indemnité de congés payés ÷ SJR, plafonné à 30 jours calendaires.
    • Différé spécifique (indemnité supra-légale) : montant dépassant le minimum légal ÷ 109,60 €, plafonné à 150 jours (75 jours en cas de licenciement économique).
    • Délai d’attente : 7 jours fixes, sauf s’il a déjà été appliqué dans les 12 derniers mois.

    Inscription à France Travail étape par étape

    1. Rendez-vous sur francetravail.fr et créez un compte ou identifiez-vous.
    2. Remplissez le formulaire d’inscription avec vos données personnelles, votre parcours professionnel et le type d’emploi recherché.
    3. Joignez les documents : attestation employeur, pièce d’identité, titre de séjour (le cas échéant) et RIB.
    4. Vous recevrez une convocation pour un premier entretien avec un conseiller.
    5. Chaque mois : effectuez votre actualisation avant le 15, en déclarant toute activité et tout revenu.

    Droits des travailleurs étrangers

    L’ARE ne dépend pas de votre nationalité. Si vous avez cotisé en France, vous avez droit aux mêmes prestations qu’un travailleur français, à condition de détenir un titre de séjour valide autorisant le travail.

    Titres de séjour acceptés pour l’inscription

    • Carte de résident (10 ans).
    • Carte pluriannuelle « salarié » ou « passeport talent ».
    • Carte « vie privée et familiale ».
    • APS « recherche d’emploi ou création d’entreprise ».
    • VLS-TS mention « salarié » ou « vie privée et familiale ».
    • Récépissé portant la mention « autorise son titulaire à travailler ».

    Non acceptés : carte d’étudiant seule et visa de court séjour. La carte temporaire « salarié » n’est acceptée que si le contrat a été rompu par l’employeur.

    Que devient le titre de séjour après une perte d’emploi ?

    • Le titre reste valable jusqu’à sa date d’expiration. La perte d’emploi n’est pas un motif de retrait.
    • Lors du renouvellement, la préfecture examine la situation globale : durée de résidence, liens familiaux, recherche active d’emploi et ressources.
    • Si votre titre expire dans moins de 4 mois, déposez votre demande de renouvellement dès que possible (via l’ANEF).
    • Un titre non renouvelé à temps entraîne la perte de l’ARE et du droit au séjour.

    Citoyens de l’UE/EEE/Suisse

    • Aucun titre de séjour n’est nécessaire pour s’inscrire à France Travail.
    • Possibilité de transférer les droits ARE vers un autre pays de l’UE pendant 3 mois maximum pour y chercher un emploi (formulaire U2).
    • Les périodes cotisées dans d’autres États membres peuvent être prises en compte pour remplir la condition d’affiliation.

    Autres aides après épuisement de l’ARE

    • ASS (allocation de solidarité spécifique) : pour ceux qui ont épuisé l’ARE et justifient d’au moins 5 ans de travail dans les 10 dernières années. Montant : environ 18,17 €/jour (valeur indicative 2025). Les revenus du foyer doivent être inférieurs à un plafond.
    • RSA (revenu de solidarité active) : aide de dernier recours. Les ressortissants de pays tiers doivent détenir un titre autorisant le travail depuis au moins 5 ans (exemptés : réfugiés, apatrides, protection subsidiaire, titulaires d’une carte de résident). Les citoyens de l’UE doivent justifier de 3 mois de résidence.
    • Prime d’activité : complément pour les travailleurs à revenus modestes. Conditions similaires au RSA pour les étrangers.

    Comparaison UE / hors UE

    AspectCitoyens UE/EEE/SuisseRessortissants de pays tiers
    Inscription à France TravailPas de titre de séjour nécessaireTitre autorisant le travail obligatoire
    Droit à l’AREMêmes conditions que les FrançaisMêmes conditions si titre valide
    Transfert de droitsPossible vers un autre pays UE (U2)Non disponible
    RSA3 mois de résidence5 ans avec titre de travail
    Renouvellement de séjourSans objetSituation globale évaluée par la préfecture

    Guides connexes

    Sources officielles


    Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Les conditions peuvent évoluer. Consultez les sources officielles ou un professionnel pour votre situation.

  • Retraite en France : âge, trimestres, calcul de la pension et droits des étrangers

    Dernière vérification : octobre 2026 — Sources : Service-Public.fr, L’Assurance retraite, Agirc-Arrco

    Si vous travaillez légalement en France, vous cotisez au système de retraite français dans les mêmes conditions qu’un citoyen français. Ce guide détaille l’âge légal de départ après la réforme de 2023, les trimestres requis, le calcul des pensions de base et complémentaire, les minimums de pension et les droits spécifiques des travailleurs étrangers en 2026.

    Âge légal de départ (réforme 2023)

    La réforme des retraites de 2023 prévoyait de relever progressivement l’âge légal jusqu’à 64 ans, mais cette hausse est partiellement suspendue jusqu’en 2028 par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Depuis le 1er septembre 2026, l’âge légal de 64 ans concerne les personnes nées à partir de 1969, avec des règles spécifiques pour les générations 1964 à 1968. Le tableau ci-dessous tient compte des règles applicables depuis septembre 2026, selon Service-Public.fr :

    Année de naissanceÂge légalTrimestres requis
    1964 (et jan.-mars 1965)62 ans et 9 mois170
    Avr.-déc. 196563 ans171
    196663 ans et 3 mois172
    196763 ans et 6 mois172
    196863 ans et 9 mois172
    1969 et après64 ans172

    À 67 ans, le taux plein est obtenu automatiquement, quel que soit le nombre de trimestres cotisés.

    Calcul de la pension de base

    La pension de base du régime général (secteur privé) est calculée ainsi :

    Pension annuelle = Salaire annuel moyen × Taux × (Trimestres validés ÷ Trimestres requis)

    • Salaire annuel moyen (SAM) : moyenne des 25 meilleures années de salaire brut (dans la limite du plafond de la Sécurité sociale).
    • Taux : 50 % au taux plein. Sans les trimestres suffisants, une décote de 0,625 % par trimestre manquant s’applique (maximum 20 trimestres de pénalité). En cas de trimestres supplémentaires, une surcote de 1,25 % par trimestre est accordée.
    • Proratisation : si les trimestres validés en France sont inférieurs aux trimestres requis, la pension est réduite proportionnellement.

    Retraite complémentaire Agirc-Arrco

    Les salariés du secteur privé cotisent obligatoirement au régime complémentaire Agirc-Arrco. La pension est calculée par points :

    • Valeur du point (2026) : 1,4386 €.
    • Prix d’achat du point : 20,1877 € de salaire de référence.
    • Calcul : Pension annuelle brute = Total des points × 1,4386 €.

    Exemple : un salarié ayant accumulé 6 000 points Agirc-Arrco recevrait environ 8 632 € bruts annuels de pension complémentaire (soit environ 719 € mensuels).

    Pensions minimales

    Minimum contributif (MiCo)

    Si vous avez cotisé suffisamment de trimestres pour le taux plein mais que votre pension de base est faible, un complément est versé jusqu’à un minimum. Montants bruts mensuels pour les retraites liquidées en 2026 :

    TypeMensuel brutCondition
    MiCo de base756,29 €Taux plein, moins de 120 trimestres cotisés
    MiCo majoré903,93 €Taux plein et au moins 120 trimestres cotisés (30 ans)

    Le total des pensions (base + complémentaires, tous régimes) ne doit pas dépasser 1 410,89 € bruts mensuels après application du MiCo.

    ASPA (ex « minimum vieillesse »)

    L’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) est une prestation non contributive pour les personnes de 65 ans ou plus ayant de faibles revenus. Montants bruts mensuels en 2026 :

    SituationMensuel brut
    Personne seule1 043,59 €
    Couple1 620,18 €

    Important : l’ASPA est une avance récupérable sur succession. Si l’actif net successoral dépasse 108 586,14 € (métropole) ou 150 000 € (DOM), les sommes perçues peuvent être récupérées dans la limite de 8 463,42 € par année de versement.

    Retraite anticipée

    • Carrière longue : les assurés ayant commencé à travailler avant 20 ans et justifiant d’au moins 5 trimestres cotisés avant la fin de l’année de leurs 20 ans peuvent partir jusqu’à 2 ans avant l’âge légal. Depuis 2026, deux trimestres liés à la naissance, l’éducation ou l’adoption d’un enfant sont pris en compte.
    • Handicap : les travailleurs ayant un taux d’incapacité permanente d’au moins 50 % peuvent partir dès 55 ans.
    • Pénibilité : les points du compte professionnel de prévention (C2P) peuvent permettre de partir jusqu’à 2 ans plus tôt.
    • Inaptitude : départ à 62 ans au taux plein en cas d’incapacité permanente reconnue d’au moins 50 %.

    Droits des travailleurs étrangers

    Les travailleurs étrangers ayant cotisé légalement en France ont les mêmes droits à la retraite que les Français. Les différences tiennent à la nationalité et aux conventions internationales :

    Citoyens de l’UE/EEE/Suisse

    • Le règlement CE 883/2004 permet de totaliser automatiquement les périodes cotisées dans tous les États membres.
    • Une demande unique peut être déposée depuis le pays de résidence ; chaque pays verse sa part au prorata.
    • Les périodes cotisées dans un autre État membre comptent pour atteindre le nombre de trimestres nécessaires.

    Ressortissants de pays tiers

    • Les droits dépendent de l’existence d’une convention bilatérale de Sécurité sociale. La France en a conclu avec de nombreux pays : Maroc, Tunisie, Algérie, Turquie, États-Unis, Canada, Japon, Corée du Sud, Inde, Philippines, Sénégal, Mali, Israël, etc.
    • Avec convention : les périodes cotisées dans l’autre pays peuvent être totalisées pour ouvrir le droit à la pension française. Le calcul dépend du type de convention.
    • Sans convention : seuls les trimestres cotisés en France sont pris en compte.
    • Le CLEISS permet de vérifier la convention applicable à chaque pays.

    ASPA pour les étrangers

    • Citoyens de l’UE : accès dans les mêmes conditions que les Français.
    • Non européens : il faut justifier de 10 ans de résidence continue avec un titre autorisant le travail (comme la carte de résident), ou être réfugié, apatride ou bénéficiaire de la protection subsidiaire.
    • Condition de résidence : résider en France plus de 9 mois par an.

    Comparaison UE / hors UE

    AspectCitoyens UE/EEE/SuisseRessortissants de pays tiers
    Cotisation en FranceMêmes droits que les FrançaisMêmes droits si emploi légal
    Totalisation des périodesAutomatique (règlement CE 883/2004)Dépend de la convention bilatérale
    Sans conventionSans objetSeuls les trimestres français comptent
    ASPAMême accès que les Français10 ans de résidence avec titre de travail
    Percevoir la pension à l’étrangerOui, sans restrictionOui, mais l’ASPA est suspendue hors de France

    Comment demander sa retraite

    1. 4 à 6 mois avant : déposez votre demande en ligne sur lassuranceretraite.fr (régime de base) et sur agirc-arrco.fr (complémentaire).
    2. Vérifiez votre relevé de carrière : assurez-vous que tous les trimestres sont correctement enregistrés.
    3. Documents : pièce d’identité, justificatif de domicile, RIB, dernier avis d’imposition, actes d’état civil.
    4. Depuis l’étranger : contactez la Carsat de votre dernier lieu d’emploi en France ou le Centre national de liquidation des retraites à l’étranger.

    Guides connexes

    Sources officielles


    Cet article est informatif et ne constitue ni un conseil juridique ni un conseil financier. Les conditions peuvent évoluer. Consultez les sources officielles ou un professionnel pour votre situation.

  • Salaire brut et net en France : comment calculer ce que vous touchez vraiment

    Dernière vérification : octobre 2026 — Source : URSSAF — Simulateur brut-net

    En France, les offres d’emploi indiquent presque toujours le salaire brut annuel. Mais entre ce chiffre et ce qui arrive sur votre compte bancaire, il y a un écart important de cotisations et d’impôts. Comprendre la différence est essentiel pour négocier votre salaire et planifier votre budget.

    De brut à net : la formule simplifiée

    Pour un salarié non-cadre du secteur privé, les cotisations salariales représentent environ 22 % du brut. Pour un cadre, elles peuvent atteindre 25 %. Ainsi :

    • Non-cadre : Net avant impôt ≈ Brut × 0,78
    • Cadre : Net avant impôt ≈ Brut × 0,75

    En plus, le prélèvement à la source (retenue de l’impôt sur le revenu) est déduit, dont le taux dépend de votre situation fiscale.

    Exemple : salaire de 30 000 € bruts annuels (non-cadre)

    PosteAnnuelMensuel
    Brut30 000 €2 500 €
    Cotisations salariales (~22 %)−6 600 €−550 €
    Net avant impôt23 400 €1 950 €
    Prélèvement à la source (ex. 5 %)−1 200 €−100 €
    Net versé22 200 €1 850 €
    Approximation. Le pourcentage de cotisations et la retenue fiscale varient selon votre catégorie, votre convention collective et votre situation personnelle.

    Que finance chaque cotisation ?

    Les cotisations du salarié financent votre propre protection sociale :

    • Assurance vieillesse : votre pension de retraite de base.
    • Retraite complémentaire (AGIRC-ARRCO) : votre pension complémentaire obligatoire.
    • CSG/CRDS : contribution sociale généralisée qui finance la Sécurité sociale.
    • Mutuelle d’entreprise : votre complémentaire santé (part salarié).

    Pour plus de détails, consultez notre guide sur la fiche de paie française.

    Simulateur officiel : l’outil de référence

    Le simulateur brut-net de l’URSSAF est l’outil le plus fiable. Il permet de calculer votre net exact selon votre catégorie (cadre/non-cadre), votre secteur et votre taux de prélèvement fiscal.

    Tableau de référence rapide (non-cadre, 2026)

    Brut annuelBrut mensuelNet mensuel approx. (avant impôt)
    22 404 € (SMIC)1 867 €~1 478 €
    25 000 €2 083 €~1 625 €
    30 000 €2 500 €~1 950 €
    35 000 €2 917 €~2 275 €
    40 000 €3 333 €~2 600 €
    50 000 €4 167 €~3 250 €
    Estimations pour un non-cadre du secteur privé, avant prélèvement à la source. Les chiffres réels dépendent de la convention collective applicable.

    Sources officielles


    Les pourcentages indiqués sont des approximations standard. Votre net réel dépend de votre convention collective, de votre catégorie professionnelle, de votre mutuelle et de votre taux de prélèvement fiscal. Utilisez toujours le simulateur officiel de l’URSSAF pour un calcul précis.

  • Comment trouver un emploi en France : guide pour les étrangers

    Dernière vérification : octobre 2026 — Sources : France Travail, Service-Public.fr

    La France a un marché du travail avec ses propres règles : le CV se fait différemment, les entretiens suivent un protocole particulier et le type de contrat que vous obtenez influence pratiquement toute votre vie administrative. Ce guide vous donne les clés pour chercher un emploi en tant qu’étranger.

    Avez-vous besoin d’une autorisation de travail ?

    • Citoyens de l’UE, de l’EEE ou de Suisse : vous n’avez pas besoin d’autorisation de travail. Vous pouvez travailler librement en France.
    • Ressortissants hors UE : vous avez besoin d’un visa ou d’un titre de séjour autorisant le travail. Votre employeur doit engager une procédure d’autorisation de travail auprès de la DREETS. Sans ce document, vous ne pouvez pas être embauché légalement.

    Le CV à la française

    Le CV en France a ses particularités :

    • Une page (deux maximum pour les profils expérimentés).
    • Photo : de moins en moins courante, mais certains secteurs l’attendent encore.
    • Pas d’état civil complet : n’indiquez ni date de naissance, ni nombre d’enfants, ni nationalité (sauf si c’est pertinent).
    • Ordre antéchronologique : expérience la plus récente en premier.
    • Langue : en français, sauf pour les postes internationaux ou si l’offre est dans une autre langue.
    • Lettre de motivation : elle reste habituelle, bien que moins obligatoire qu’avant. Adaptez chaque lettre à l’entreprise et au poste.

    Où chercher un emploi

    • France Travail (francetravail.fr) : le portail public de l’emploi. Vous pouvez vous inscrire comme demandeur d’emploi si vous résidez en France.
    • Indeed France (indeed.fr) : le plus grand agrégateur d’offres.
    • LinkedIn : très utilisé en France, notamment pour les profils qualifiés.
    • APEC (apec.fr) : portail spécialisé pour les cadres (professionnels qualifiés et dirigeants).
    • Hellowork, Cadremploi, Welcome to the Jungle : portails complémentaires.
    • Agences d’intérim : Adecco, Manpower, Randstad. Idéales pour commencer rapidement, notamment en logistique, hôtellerie-restauration et industrie.

    L’entretien d’embauche en France

    • Le ton est généralement formel (vouvoiement : usage du « vous » au lieu du « tu »).
    • La ponctualité est importante.
    • Les questions sur l’âge, la situation familiale, la religion ou la santé sont illégales en entretien.
    • Il est courant qu’on vous demande votre prétention salariale : renseignez-vous à l’avance sur la fourchette de salaires pour votre poste et votre secteur.

    Secteurs qui recrutent le plus

    Les secteurs avec le plus de postes à pourvoir en France en 2026 comprennent la santé, l’informatique et les technologies, l’hôtellerie-restauration, la logistique, le BTP et les services à la personne. Le niveau de français requis varie considérablement selon le secteur.

    Équivalence des diplômes

    La France n’a pas de système automatique d’homologation des diplômes étrangers. Pour les professions réglementées (médecin, certains titres d’ingénieur, avocat), une reconnaissance spécifique est nécessaire. Pour la majorité des emplois, l’employeur décide s’il accepte votre formation. Vous pouvez demander une attestation de comparabilité auprès de France Éducation International (ex CIEP/ENIC-NARIC).

    Articles connexes

    Sources officielles


    Cet article est informatif. La recherche d’emploi et les conditions d’autorisation de travail varient selon votre nationalité et votre situation. Consultez France Travail ou le consulat de France dans votre pays pour des informations personnalisées.

  • Contrats CDI et CDD en France : différences, droits et ce qu’il faut savoir

    Dernière vérification : octobre 2026 — Source : Service-Public.fr

    En France, les deux types de contrat de travail les plus courants sont le CDI (Contrat à Durée Indéterminée) et le CDD (Contrat à Durée Déterminée). Comprendre leurs différences est essentiel, car elles affectent vos droits, votre stabilité professionnelle et même votre capacité à louer un logement.

    CDI : le contrat à durée indéterminée

    Le CDI est la forme normale du contrat de travail en France selon le Code du travail. Il n’a pas de date de fin. Il ne prend fin que par démission, licenciement, rupture conventionnelle ou départ à la retraite.

    Avantages du CDI

    • Stabilité : l’employeur ne peut pas mettre fin au contrat sans cause réelle et sérieuse.
    • Accès au logement : les propriétaires français exigent généralement un CDI pour louer un appartement. Sans CDI, trouver un logement est beaucoup plus difficile.
    • Crédits : les banques demandent un CDI (et d’avoir passé la période d’essai) pour accorder un prêt immobilier.
    • Période d’essai : de 2 mois (ouvriers/employés) à 4 mois (cadres), renouvelable une fois si la convention collective le permet.

    Fin du CDI

    • Démission : vous décidez de partir. Vous devez respecter un préavis dont la durée est fixée par la convention collective. En principe, vous n’avez pas droit aux allocations chômage, sauf exceptions (démission légitime, projet de création d’entreprise, etc.).
    • Licenciement : l’employeur doit invoquer une cause réelle et sérieuse. En cas de licenciement, vous avez droit à une indemnité légale (minimum 1/4 de mois de salaire par année d’ancienneté) et aux allocations chômage.
    • Rupture conventionnelle : accord entre le salarié et l’entreprise pour mettre fin au contrat. C’est la forme la plus courante de séparation négociée. Elle ouvre droit à une indemnité et aux allocations chômage. Elle doit être homologuée par la DREETS.

    CDD : le contrat à durée déterminée

    Le CDD a une date de fin (ou un motif qui détermine sa fin). Il ne peut être utilisé que dans des cas limités par la loi :

    • Remplacement d’un salarié absent.
    • Accroissement temporaire d’activité.
    • Activités saisonnières.
    • Emplois par nature temporaires.
    • Certaines conventions collectives qui le permettent.

    Le CDD ne peut pas être utilisé pour pourvoir un poste permanent : si l’employeur l’utilise abusivement, le salarié peut demander sa requalification en CDI devant le conseil de prud’hommes.

    Durée et renouvellement

    • Durée maximale générale : 18 mois (renouvellements compris).
    • Le CDD peut être renouvelé jusqu’à 2 fois dans cette limite.
    • Il existe des exceptions : CDD de remplacement (se termine au retour du titulaire), CDD saisonnier, etc.

    Prime de précarité

    À la fin d’un CDD, le salarié perçoit une indemnité de fin de contrat (prime de précarité) équivalente à 10 % de la rémunération brute totale perçue pendant le contrat. Cette prime n’est pas versée dans certains cas (CDD suivi d’un CDI, contrat saisonnier, CDD d’étudiant en période de vacances).

    CDI vs CDD : comparaison rapide

    CDICDD
    DuréeIndéterminéeDéterminée (max. 18 mois généralement)
    Période d’essai2-4 moisProportionnelle à la durée (max. 1 mois)
    Fin du contratDémission, licenciement, rupture conventionnelleÀ l’arrivée de la date ou de l’événement prévu
    Indemnité de fin de contratUniquement en cas de licenciement ou rupture conventionnelle10 % du brut total (prime de précarité)
    Accès au logementBeaucoup plus facileDifficile sans garant
    Droit au chômageOui (sauf démission volontaire)Oui, à la fin du contrat

    Autres contrats courants

    • Intérim (travail temporaire via une agence d’intérim) : similaire au CDD mais avec une agence intermédiaire. Il génère également une indemnité de précarité.
    • Contrat d’apprentissage : contrat de formation en alternance (formation + entreprise). Durée de 6 mois à 3 ans.
    • Contrat de professionnalisation : similaire au précédent, mais destiné aux personnes de plus de 16 ans avec ou sans diplôme.

    Ce qu’il faut vérifier avant de signer

    1. Type de contrat (CDI ou CDD) et motif (en cas de CDD).
    2. Salaire brut et éventuels compléments.
    3. Heures hebdomadaires (35 h est la durée légale ; vous pouvez avoir plus avec un forfait).
    4. Convention collective applicable : elle peut vous accorder des droits supplémentaires.
    5. Durée et conditions de la période d’essai.
    6. Clauses particulières : non-concurrence, mobilité, confidentialité.

    Sources officielles


    Cet article est informatif et ne remplace ni la consultation de votre convention collective ni les conseils d’un professionnel du droit du travail. Les droits et conditions peuvent varier selon votre secteur et votre situation.

    À lire également

  • Comment lire une fiche de paie française : guide ligne par ligne

    Dernière vérification : octobre 2026 — Sources : Service-Public.fr, URSSAF

    La première fois que vous recevez une fiche de paie en France, vous pouvez vous sentir perdu. Le document comporte des dizaines de lignes avec des sigles inconnus, plusieurs montants « nets » et un écart entre le brut et ce qui arrive sur votre compte qui peut dépasser 25 %. Ce guide vous explique comment la lire pas à pas.

    Structure générale de la fiche de paie française

    Depuis 2017, la fiche de paie française est simplifiée et divisée en trois grandes zones :

    1. En-tête : données de l’employeur et du salarié.
    2. Corps : salaire brut, cotisations sociales (part salariale et part patronale).
    3. Pied : différents « nets » et le montant que vous recevez sur votre compte.

    En-tête : identification

    Dans la partie supérieure, vous trouverez :

    • Données de l’employeur : nom de l’entreprise, SIRET (numéro d’identification), adresse, code APE/NAF (secteur d’activité) et la convention collective applicable.
    • Données du salarié : votre nom, numéro de Sécurité sociale, poste, catégorie (cadre ou non-cadre), date d’entrée dans l’entreprise et type de contrat (CDI, CDD).
    • Période : mois correspondant et nombre d’heures travaillées.

    Salaire brut

    C’est votre rémunération totale avant cotisations et impôts. Il se compose de :

    • Salaire de base : le montant fixe convenu dans votre contrat (taux horaire × heures mensualisées, ou salaire mensuel fixe).
    • Heures supplémentaires : majorées de 25 % (de la 36e à la 43e heure) ou de 50 % (à partir de la 44e), sauf disposition conventionnelle différente.
    • Primes et compléments : prime d’ancienneté, de transport, 13e mois, etc.

    Cotisations sociales : où va votre argent

    Les cotisations se répartissent en deux colonnes : la part salariale (ce qui vous est prélevé) et la part patronale (ce que l’entreprise paie en plus de votre brut). En 2026, les principales cotisations salariales sont :

    CotisationTaux salarial approx.Ce qu’elle finance
    Sécurité sociale (maladie)0 % (uniquement patronale)Assurance maladie
    Assurance vieillesse (plafonnée)6,90 %Retraite de base (jusqu’au plafond)
    Assurance vieillesse (déplafonnée)0,40 %Retraite de base (sur la totalité du salaire)
    Retraite complémentaire (AGIRC-ARRCO)3,15 % – 8,64 %Retraite complémentaire
    CSG déductible6,80 %Protection sociale générale
    CSG non déductible + CRDS2,90 %Dette sociale et protection sociale
    Chômage (assurance chômage)0 % (uniquement patronale depuis 2018)Allocations chômage
    Taux indicatifs 2026 pour un salarié non-cadre du secteur privé. La CSG/CRDS est calculée sur 98,25 % du brut. Les cadres ont des cotisations de retraite complémentaire plus élevées.

    Au total, les cotisations salariales représentent entre 21 % et 25 % du brut, selon que vous êtes non-cadre ou cadre.

    Les trois « nets » de votre fiche de paie

    C’est ici que la fiche de paie française est la plus déroutante. Il y a trois montants « nets » différents :

    1. Montant net social : utilisé pour calculer vos droits à certaines aides sociales (RSA, prime d’activité). Il apparaît depuis 2023.
    2. Net imposable (net fiscal) : c’est la base sur laquelle est calculé votre impôt sur le revenu. Il inclut la CSG/CRDS non déductible et la part patronale de la mutuelle. Il est plus élevé que le net à payer.
    3. Net à payer avant impôt sur le revenu : ce que vous toucheriez s’il n’y avait pas le prélèvement à la source.
    4. Net à payer (net à payer après prélèvement à la source) : c’est ce qui arrive sur votre compte bancaire. C’est le montant après déduction des cotisations + retenue d’impôt sur le revenu.

    Le prélèvement à la source (retenue de l’impôt sur le revenu)

    Depuis 2019, l’impôt sur le revenu est prélevé directement sur la fiche de paie. Vous y trouverez :

    • Le taux de prélèvement : personnalisé selon votre situation fiscale, ou un taux par défaut si vous ne l’avez pas configuré.
    • La base sur laquelle il s’applique : le net imposable.
    • Le montant prélevé.

    Votre taux de prélèvement est mis à jour chaque septembre à partir de votre dernière déclaration. Vous pouvez le modifier dans votre espace sur impots.gouv.fr.

    Exemple pratique : fiche de paie de 2 500 € brut (non-cadre, 2026)

    LigneMontant
    Salaire brut2 500,00 €
    Cotisations salariales (~22 %)– 550,00 €
    Net avant impôt sur le revenu1 950,00 €
    Prélèvement à la source (exemple : 5 %)– 102,00 €
    Net à payer (sur votre compte)1 848,00 €
    Simulation approximative. Les cotisations exactes dépendent de la convention collective et de votre catégorie.

    Vocabulaire essentiel de la fiche de paie

    • SMIC : salaire minimum légal.
    • Convention collective : accord de branche qui peut améliorer les conditions du Code du travail.
    • PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale) : plafond servant au calcul de certaines cotisations. En 2026 : 3 925 €/mois (PMSS).
    • Cadre / Non-cadre : catégorie professionnelle qui détermine vos cotisations de retraite complémentaire.
    • Mutuelle d’entreprise : complémentaire santé obligatoire. L’entreprise prend en charge au moins 50 % ; votre part est déduite de la fiche de paie.
    • Congés payés : en bas de la fiche de paie apparaît votre solde de jours de congés (acquis et pris).

    Erreurs fréquentes à la lecture de la fiche de paie

    • Confondre brut et net : en France, les offres d’emploi indiquent presque toujours le salaire brut annuel. Pour calculer votre net mensuel, divisez par 12 et retranchez 22 à 25 %.
    • Ignorer le net imposable : c’est le montant que le fisc utilise pour calculer votre impôt, et il est plus élevé que votre net à payer.
    • Ne pas vérifier la convention collective : elle peut vous donner des droits supplémentaires (primes, jours de congés supplémentaires, indemnités).

    Outils utiles

    Sources officielles


    Les taux indiqués sont indicatifs et peuvent varier selon votre convention collective, votre catégorie professionnelle et votre situation personnelle. Pour un calcul exact, consultez votre fiche de paie ou utilisez le simulateur officiel de l’URSSAF.

    À lire également

  • SMIC 2026 : montant, calcul brut-net et revalorisation

    Dernière vérification : octobre 2026 — Source : Service-Public.fr

    Le SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance) est le salaire minimum légal en France. Si vous travaillez en tant que salarié sur le territoire français, votre employeur ne peut pas vous rémunérer en dessous de ce montant par heure travaillée. Cet article vous explique combien il est en 2026, comment calculer le passage du brut au net et quand il est revalorisé.

    SMIC en 2026 : montants en vigueur (depuis le 1er juin)

    Le SMIC a été revalorisé deux fois en 2026. Le montant en vigueur depuis le 1er juin 2026 est :

    BaseBrutNet (approximatif)
    Horaire12,31 €~9,74 €
    Mensuel (35 h/semaine)1 867,02 €~1 477,93 €
    Annuel~22 404 €~17 735 €
    Source : Service-Public.fr et aide-sociale.fr. Net estimé avant prélèvement à la source (impôt sur le revenu).

    Entre janvier et mai 2026, le SMIC était de 1 823,03 € bruts par mois (12,02 €/heure). La hausse de juin a représenté une augmentation de 43,99 € bruts par mois, soit 2,41 %.

    Pourquoi deux montants différents en 2026 ?

    Le SMIC est revalorisé automatiquement chaque 1er janvier, en fonction de l’inflation et de l’évolution des salaires. De plus, le gouvernement peut appliquer une hausse supplémentaire en cours d’année si l’inflation dépasse certains seuils. En 2026, les deux mécanismes ont joué :

    • 1er janvier 2026 : hausse de 1,18 % → 12,02 €/heure (1 823,03 €/mois bruts).
    • 1er juin 2026 : hausse de 2,41 % → 12,31 €/heure (1 867,02 €/mois bruts).

    Comment calculer le SMIC mensuel

    La durée légale du travail en France est de 35 heures par semaine. Pour calculer le salaire mensuel, on utilise la formule officielle :

    SMIC mensuel = SMIC horaire × 151,67 heures

    Les 151,67 heures correspondent à la moyenne mensuelle d’une semaine de 35 heures : (35 × 52) ÷ 12 = 151,67. Avec le SMIC actuel : 12,31 € × 151,67 = 1 867,02 €.

    SMIC brut vs. net : quelle différence ?

    Le salaire brut est ce que verse votre employeur. Le salaire net est ce que vous recevez sur votre compte bancaire, après déduction des cotisations sociales salariales (environ 21 à 22 % du brut).

    Important : le net qui apparaît sur votre fiche de paie (net à payer avant impôt sur le revenu) n’inclut pas encore le prélèvement à la source. Selon votre situation fiscale, votre revenu réel sera légèrement inférieur.

    SMIC à temps partiel

    Si vous travaillez à temps partiel, votre SMIC mensuel est réduit proportionnellement :

    Heures/semaineHeures/moisBrut mensuelNet mensuel (approx.)
    35 h (temps plein)151,67 h1 867,02 €~1 477,93 €
    28 h (80 %)121,33 h1 493,57 €~1 182 €
    24 h104,00 h1 280,24 €~1 014 €
    20 h (50 %)86,67 h1 066,88 €~845 €
    Calcul : SMIC horaire (12,31 €) × heures mensualisées. Net estimé avec un taux de cotisation d’environ 21 %.

    Évolution du SMIC : tableau historique (2020-2026)

    DateSMIC horaire brutSMIC mensuel brut (35 h)SMIC mensuel net (approx.)
    Juin 202612,31 €1 867,02 €~1 477,93 €
    Janvier 202612,02 €1 823,03 €~1 443,11 €
    Novembre 202411,88 €1 801,80 €~1 426,30 €
    Janvier 202411,65 €1 766,92 €~1 398,69 €
    Janvier 202311,27 €1 709,28 €~1 353 €
    Août 202211,07 €1 678,95 €~1 329 €
    Mai 202210,85 €1 645,58 €~1 302 €
    Janvier 202210,57 €1 603,12 €~1 269 €
    Octobre 202110,48 €1 589,47 €~1 258 €
    Janvier 202010,15 €1 539,42 €~1 219 €

    Peut-on être payé en dessous du SMIC ?

    En principe, non. Il existe deux exceptions légales :

    • Mineurs de moins de 18 ans : avec moins de 6 mois d’expérience dans le secteur, le SMIC est réduit de 20 % (moins de 17 ans) ou de 10 % (de 17 à 18 ans).
    • Apprentis : ils perçoivent un pourcentage du SMIC selon leur âge et l’année de contrat (de 27 % à 100 %).

    Certaines conventions collectives fixent des salaires minimaux supérieurs au SMIC pour certains postes. Votre employeur doit toujours appliquer le montant le plus favorable pour vous.

    SMIC et heures supplémentaires

    Les heures effectuées au-delà des 35 heures hebdomadaires sont majorées :

    • De la 36e à la 43e heure : +25 % (12,31 × 1,25 = 15,39 € bruts/heure).
    • À partir de la 44e heure : +50 % (12,31 × 1,50 = 18,47 € bruts/heure).

    La convention collective applicable peut prévoir des taux différents, avec un minimum de 10 %.

    Quand aura lieu la prochaine revalorisation ?

    La prochaine revalorisation automatique est prévue le 1er janvier 2027, sauf si une hausse de l’inflation déclenche un ajustement anticipé avant cette date (comme ce fut le cas en juin 2026).

    Sources officielles


    Cet article est mis à jour à chaque revalorisation du SMIC. Les montants nets sont des approximations basées sur un taux de cotisation standard (~21-22 %) et ne tiennent pas compte du prélèvement à la source, qui dépend de la situation personnelle de chaque salarié. Pour obtenir une estimation adaptée à votre situation, utilisez le simulateur officiel de salaire brut-net de l’URSSAF. Votre fiche de paie indique le montant effectivement calculé.

    À lire également